My own love song est un road movie.
On part sur une de ces interminables routes qui traversent les Etats Unis, à la recherche de soi-même.
Dans ce film, ce sont l'immense Forest Whitaker, acteur exceptionnel, et Renée zellweger (Bridget Jones), qui nous emmènent en plongée dans l'Amérique profonde.
Affiche du film.
Ils rencontreront en chemin Nick Nolte, autre grand acteur, qui campe un truculent musicos . L'aventure est bringuebalante.
Ce sont des blessés de la vie, qui peuvent faire du mal aux autres comme nous le pouvons tous, sans vraiment le vouloir. Ils sont aussi capables du meilleur, comme nous espérons l'être aussi.
Photo du film.
Et si l'on se laisse guider par Olivier Dahan, réalisateur inspiré, on passe devant ce mélo un moment d'émotion, de rire et de douceur. Comme un joli lever de soleil sur La Nouvelle Orléans meurtrie.
Tu l'as compris, j'ai aimé, mon esprit candide a été emporté par ce petit film qu'il faut aller voir avant que les salles à moitié vides le déprogramment. A condition de le regarder avec une totale naïveté. Sinon, il paraît que dans "Le Choc des Titans" il y a un beau gosse.
Bonne toile.
Je me suis décidé à aller voir Alice aux pays des merveilles 3D.
Bientôt il ne sera plus utile de le préciser tant la 3D se propage telle un incendie. Cela commence par la publicité des bonbons Haribo. Voir la salle tendre le bras pour saisir le délice que nous croyons à portée de bouche, c'est ça le régal.
Puis un 18-19ème siècle d'opérette ouvre le film. Quelques flashbacks rappellent que c'est Tim Burton qui réalise. La petite Alice aux grands yeux cernés apparaît furtivement mais elle est déjà revenue de l'envers du miroir. L'histoire de Lewis Caroll est derrière nous.
Consacrons nous à sa suite.
Alice est une jeune femme dont le fiancé aux charmes douteux est filmé à la perfection.
Pour lui échapper elle file dans l'univers du sous-sol, aux couleurs miraculeuses, presque psychédéliques. L'animation est irréprochable, et l'on a quelques jolies surprises comme la tête de la reine de coeur.
Photo du film. La reine de coeur et le chapelier.
Helena Bonham Carter a dû sursauter en se voyant sur l'écran. Johny Depp, égal à lui-même, déguste les dialogues en connaisseur.
La chenille fumeuse est savoureuse, en dépit du fait que sa métamorphose est sous-exploitée. A peine un vague papillon volète t-il à la fin.
On attendra en vain dans cette aventure bien menée, la folie, le non-sens habituels à l'auteur comme au réalisateur. Disney aurait-il aspartamisé la pensée de Burton?Heureusement il reste le chat, visible et disparaissant, facétieux et surprenant.
Photo du chat. Alice au pays des merveilles, Tim burton.Évidemment le dragon est terrassé, la bataille est épique,
la fin est hollywoodienne à souhait. Un soupçon de féminisme bienvenu, le générique encadré et fleuri défile.Ca m'a bien changé les idées, et toi, qu'en penses-tu?
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