mercredi 4 mai 2011

poème mai 2011

Monde d'aujourd'hui
Enfant de demain
Pardon Espoir

mardi 3 mai 2011

DEPRIME ET CINEMA

Chaque année, j'y fais allusion : en gros du quinze février au quinze mai, je passe par le creux de mon année.
"Chaque année", c'est très vantard, vu que j'aborde le mois de mai pour la deuxième fois seulement dans ce blog. Comme d'hab, je croyais y échapper, ça devait être différent en 2011, puisque je comptais m'y prendre autrement.
J'ai tenté de (me) donner le change en écrivant une nouvelle, mais j'ai été rattrapé par ma déprime de saison qui a failli me faire rater même ce projet modeste.
Aucun regret, j'aurais été assez stérile en parlant d'autre chose : les films m'ont laissé froid.
Les premiers de l'année ne m'ont laissé aucun souvenir, mais je n'ai finalement vu ni Le discours d'un roi, ni Black Swann. Il valait peut-être mieux, plus tard je serai meilleur public.
J'ai trouvé le dernier fantastique, Source code,  d'un sujet déjà abondamment traité, ennuyeux et répétitif, quoique Jake Gyllenhaal soit fort à mon goût dans ce rôle. La Proie a laissé quelques traces, par sa détestable violence hyperréaliste et le jeu remarquable d'Albert Dupontel. Mon père est femme de ménage, c'était mignon, là encore par l'élégance des acteurs. Je te passe sous silence les innombrables mièvreries qui n'ont trouvé aucune grâce à mes yeux tandis que j'écrivais la mienne.
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Déprime et cinéma : Moi, Michel G, milliardaire, Maître du monde tous droits réservés à Vinciane Pierart – Delante Films
Dernièrement j'ai néanmoins vu Moi, Michel G, milliardaire, Maître du monde. Qui n'a pas grand chose d'une comédie, c'est plutôt nettement une satire, à mon avis fort bien résumée sur le milieu des affaires français.
J'aurais préféré que l'on montre davantage le copinage des élites, et non l'ascension d'un parvenu, mais c'est le prix à payer pour un coup de théâtre final bien amené.
Ce "Michel" est un Bernard (Tapie, Arnaud) dont l'ambition et la réussite n'ont d'égales que le cynisme financier. Laurent Laffite campe un journaliste, trublion séduisant et naïf dans l'entourage du grand homme, qui nous fait comprendre les réels risques pris par ces requins de l'entreprise. Le suspense est bien mené sur le sujet difficile des fusions-acquisitions et de la gestion financière. Pas vraiment drôle, mais souvent cynique et ironique.
Exactement ce qu'il me faut en ce moment. A se demander si les vrais cyniques, dont je ne suis pas, ne sont pas en fait des dépressifs chroniques, lol. Mais je sens que je vais bientôt en sortir...