Le froid glace et incise
l'eau endormie et blanche.
Les enfants jouent banquise
pourtant le mordant flanche.
Les congères ne sont plus.
Au fond l'oranger pleure
ses bourgeons ont déplu.
Certains ailés se leurrent:
Sous la neige on famine.
Quelques jours de gadoue,
que le soleil ranime,
puis le vert s'amadoue,
surprenant de senteur.
Sentier d'hiver photo de l'auteur tous droits réservés
Soudain le ciel repeint
s'étire avec lenteur,
redonnera du pain,
quand le blé sourira.
L'herbe audacieuse essaime,
dansera ou rira,
vite grandit et sème
avant le repentir.
Et l'hiver est malin!
Heureux qui peut mentir,
généreux d'un câlin.
Car feignant le printemps,
il bise chaudement,
mais juste pour un temps,
un baiser qu'il dément,
d'un dernier gel entier.
Comme lui on serpente,
la vie est un sentier,
dont on effleure les pentes.
s'étire avec lenteur,
redonnera du pain,
quand le blé sourira.
L'herbe audacieuse essaime,
dansera ou rira,
vite grandit et sème
avant le repentir.
Et l'hiver est malin!
Heureux qui peut mentir,
généreux d'un câlin.
Car feignant le printemps,
il bise chaudement,
mais juste pour un temps,
un baiser qu'il dément,
d'un dernier gel entier.
Comme lui on serpente,
la vie est un sentier,
dont on effleure les pentes.