- A mes heures perdues, je tiens un blog personnel.
- Ah, oui, oh, mais il faut très très bien écrire, non?
- Ben non, pas spécialement. J'écris comme ça me vient en général.
- Vraiment? c'est pour les cracks en informatique,en tous cas.
- En réalité, je n'y connais pas grand chose, au début j'étais complètement nul.
- Moi, je ne pourrais pas trouver un truc à dire tous les jours.
- Moi non plus, j'écris quand j'ai envie de dire quelque chose, une fois par semaine la plupart du temps. D'ailleurs en ce moment je sèche.
- Et tu es bien classé, tu sais, ce classement des blogs?
- Les classements? Non, il faut s'inscrire, et optimiser le blog.
- Ah oui, parce que c'est contraire à ton éthique, tu es un blogueur "pur et dur".
- Non même pas, juste, les classements, ça me rase. Je ne suis pas très performances.
- Et il est sur quoi, ton blog?
- Tout et rien, des souvenirs, le ciné, des voyages, ou juste des impressions sur des choses d'actualité.
- Comme une conversation entre amis alors? ce sont des amis à toi qui le lisent?
- Non, à part une ou deux exceptions mes connaissances ignorent son existence.
- Ah, j'ai compris: tu veux te faire des amis.
- Je doute que ce soit le meilleur moyen, le boulot ou les sorties sont plus sûrs.
- Quelqu'un m'a dit qu'il faisait une sorte de psychanalyse à travers son blog...
- Certainement! Il y a de ça, dans le fait de s'exposer. Néanmoins on reste superficiel, pas question de conduire une vraie thérapie.
- Alors tu ne sais pas pourquoi tu écris?
- Si, il y a une raison quand même, j'aime bien en lire. Certains articles d'autres blogueurs me font vivre des émotions, et me donnent envie d'écrire. Peut-être que parfois moi aussi en partageant mes émotions, je donne envie à d'autres. Et ainsi de suite. D'autres fois, je fonctionne à l'inspiration, j'écris pour moi, et je mets en ligne sans intention particulière.
- Ah ouais, t'es blogueur comme moi je suis pilote de fusée ariane, en fait.
AGAYFRIDAY
Il n'existe que deux manières de gagner la partie : jouer coeur ou tricher.(Jean Cocteau)
dimanche 22 janvier 2012
AH OUAIS T'ES BLOGUEUR
Libellés :
essai réflexion,
récit autobiographique
| anonyme : |
mardi 10 janvier 2012
ELEPHANT DANS UN MAGASIN PHOTO 2
Libellés :
récit autobiographique
Le mois dernier, c'est à dire l'année dernière, j'ai fait mes premiers pas au sein d'un groupe de photographes passionnés.
J'avais d'abord visité le club-photo de mon canton : Elles tricotaient en regardant les photos, du coup j'avais hésité.
Quand j'ai visité l'expo de ce groupe-ci, par contre, avec des clichés magnifiques, j'ai craqué. Faute de grives, on mange du caviar!
Ma première réunion a été un peu hard, vu qu'entre mon niveau en photo et le leur, il y a autant d'écart qu'entre un enfant de Maternelle et un élève de Polytechnique. Mais rendez-vous était pris pour présenter en janvier ma première épreuve sur le thème du mois.
Le thème était l'autoportrait, et janvier c'est leur concours de l'année.
Pendant les fêtes, je me suis installé dans le séjour, avec mon téléphone. Comme on ne peut pas le poser je l'ai tenu à bout de bras, j'ai fait mon sourire drague-désespérée et j'ai cliqué. Sur la photo il y avait un bras blanc fluo, très fluo, et aucune trace de moi.
J'ai trouvé un réglage de l'exposition et j'ai recommencé. Cette fois on voyait un bras rouge écrevisse et un bout d'oeil au dessus, à ne pas regarder avant dîner si on veut garder un peu d'appétit.
Le thème était l'autoportrait, et janvier c'est leur concours de l'année.
Pendant les fêtes, je me suis installé dans le séjour, avec mon téléphone. Comme on ne peut pas le poser je l'ai tenu à bout de bras, j'ai fait mon sourire drague-désespérée et j'ai cliqué. Sur la photo il y avait un bras blanc fluo, très fluo, et aucune trace de moi.
J'ai trouvé un réglage de l'exposition et j'ai recommencé. Cette fois on voyait un bras rouge écrevisse et un bout d'oeil au dessus, à ne pas regarder avant dîner si on veut garder un peu d'appétit.

Éléphant dans un magasin photo. Rembrandt autoportrait domaine public
Parfois il faut savoir se faire aider par internet. Sur ses conseils j'ai trouvé un drap noir, une lampe qui peut servir de projecteur si on la stabilise avec le pied pendant qu'on tient le téléphone et qu'on prend la photo en macro pour que le visage rentre enfin dans le cadre. Sans cesser d'avoir l'air inspiré, bien sûr.
Il m'a fallu deux jours, trois sites de conseils aux débutants, et cinq séances de pose pour obtenir un soixante-douzième cliché presqu'acceptable. Le modèle n'était pas facile, après deux jours il ne souriait plus du tout. J'avais coupé la sonnerie pour ne pas hurler sur les correspondants qui font bêtement sonner mon appareil photo au moment le plus délicat de la trenteetunième prise.
Il m'a fallu deux jours, trois sites de conseils aux débutants, et cinq séances de pose pour obtenir un soixante-douzième cliché presqu'acceptable. Le modèle n'était pas facile, après deux jours il ne souriait plus du tout. J'avais coupé la sonnerie pour ne pas hurler sur les correspondants qui font bêtement sonner mon appareil photo au moment le plus délicat de la trenteetunième prise.
Je me suis rendu au lieu de réunion, j'ai posé ma bouille avec les autres sur la table et j'ai attendu le verdict.
L'incroyable s'est produit : elle était meilleure que celle d'un membre chevroné avec gros objectif.
Qui aurait cru que je progresserais si vite?
Je suis le plus heureux des avant-derniers à un concours.
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