vendredi 26 juin 2015

L'AMERIQUE S'OUVRE AU MARIAGE POUR TOUS

On peut se réjouir de voir les États-Unis devenir ce jour, par la décision de la cour suprême, une fédération ouvrant partout aux gays le mariage et l'adoption.
L'Europe progressiste imposera t-elle bientôt à tous ses états de supprimer cette discrimination qui subsiste dans de nombreux pays ?

jeudi 28 août 2014

REVE DE CONSOMMATEUR

Je rêve d'un Engin qui communiquerait en temps réel ou différé, avec texte, son, images, vidéo, ou non, avec des individus ou des groupes tout le temps et partout. Ce serait sans que j'aie l’œil rivé sur un nombre de barres fluctuant selon que je suis dans le train, le métro, à la campagne, chez moi ou en voiture. Il aurait un écran en couleurs que l'on peut lire aussi bien dans son bain que sur la plage, dans une cave ou à la lueur des étoiles. 
Il prendrait des photos et vidéos de la même qualité que mon appareil photo. Je pourrais les projeter sur un mur, ou les envoyer à qui je veux sans qu'elles soient réduites à des timbres-poste, et sans qu'un serveur à l'autre bout de la terre ne les intercepte pour voir s'il reconnaît des gens qu'il pourrait ficher.
Il me permettrait de naviguer sur un internet qui serait alimenté par tous les passionnés qui ont envie de créer un site. Ceux-ci seraient sur pied de manière intuitive en quelques minutes sans aucune connaissance informatique. Pour naviguer dans tous ces sites, commerciaux ou non, j'aurais accès à des moteurs de recherche qui filtrent en fonction de mes intérêts et non des leurs, et qui cherchent à m'aider et non à m'espionner. Personne n'y aurait de monopole.
Seules les autorités pour lesquelles j'ai voté indirectement en mairie auraient le droit de lever mon anonymat, et les sites auxquels je donne mes informations confidentielles s'interdiraient de les revendre.



Je disposerais, sur cet Engin, d'un quota mensuel pour écouter de la musique, lire des livres, voir des fictions, ou des chaînes en direct, sans considération de producteur, de sigles bizarres commençant par drm. Je serais assuré que l'essentiel de mon forfait est versé aux créateurs, et pas à des intermédiaires aussi requins que la grande distribution. Je pourrais stocker moi même les créations que je veux sous licence et les lire sur tous mes appareils, en plus de l'Engin.
Je ne serais pas agressé par des pubs qui recouvrent mon écran sauf avant ou après ce que je regarde, mais jamais pendant. Je sauvegarderais toutes mes données chez des hébergeurs que je pourrais considérer comme des amis sûrs et non comme des pirates sans moralité.
Tous les intermédiaires qui contribueraient à faire fonctionner l'Engin percevraient un pourcentage de mon forfait mensuel, en proportion de leur mérite et non du goulot d'étranglement qu'ils ont eux même organisé. Le tout pour un prix qui resterait raisonnable. Un peu comme les gps actuels, qui rendent de grands services pour un minimum d'emmerdements.
L'engin saurait à quelles informations j'accepte de faire accéder proches, amis, copains, relations ou inconnus et il serait fiable et sécurisé. Tout cela serait considéré par les États comme prioritaire, et protégé efficacement.

Et puis je sors de mon rêve, je regarde la bouse qui vient de se mettre à jour en scratchant tous mes paramètres, notamment de confidentialité. C'est le top du moment et pourtant c'est bourré d'applications qui viennent de retrouver le droit de me pirater sans foi ni loi.
Des fois on devrait rester dans le rêve.

mercredi 18 juin 2014

XENIA

Fausse joie, les filles, il ne s'agit pas de Xena la princesse guerrière, mais de Xenia, film grec de 2014.
Un road-movie à la sensibilité très gay, qui met en scène deux frères en quête d'identité paternelle.
La situation n'est pas simple quand à 16 ans on est de mère albanaise, élevé en Crète, perdu dans une Athènes post-crise et que l'on n'a plus vraiment d'attache familiale. Ce qui sépare une vie normale à l'occidentale de l'existence triste des réfugiés apatride est un morceau de papier qui certifie aux autorités que vous êtes un européen comme les autres. 

Xenia film grec de 2014
Après avoir retrouvé son frère, le jeune se lance donc dans la quête de ses origines, des morceaux épars de son enfance, du papier en question, de sa vie d'adulte,  et d'une vie sentimentale moins dégradante.
Le jeune acteur compose avec finesse un personnage sur le fil de la névrose, attachant et crédible, et le comédien qui joue son frère ne manque pas de charme. Cette toile m'a réconcilié avec ce genre de petits budgets, contrairement à "Ligne d'eau" qui était homophobe et franchement glauque. 

Xenia est un film comme on aimerait en voir souvent, bien fait et émouvant.

vendredi 20 décembre 2013

UN PEU DE SOLIDARITÉ

" Par cette lettre, nous, jeunes du Refuge association reconnue d'utilité publique souhaitons vous faire part de notre inquiétude et de nos sentiments vis à vis du Refuge.
Le refuge est une échappatoire au monde cruel extérieur où nous continuons de subir les attaques de personnes qui nous voient comme une tare pour la société et un défaut de l'humanité et dont nous sommes leurs cibles à abattre !
N'ayons pas peur des mots, nous sommes une minorité dont les 3/4 des jeunes sont dans un état de détresse psychologique et de questionnements et ou l'exclusion et le rejet poussent certain à commettre l'irréparable pour échapper aux insultes, violences, intimidations, humiliations et autres discriminations tout simplement inacceptables et intolérables au 21ème siècle.
Le refuge nous donne la possibilité de nous en sortir suite à un parcours jonché d'agressivité et de rejet du cocon familial : un parcours qui n'est pas à négliger car il est à l'origine des fondations du jeune adulte en adulte responsable et capable de s'assumer par ses propres moyens et de voler de ses propres ailes.
Ce chemin qui mène à la réussite socioprofessionnelle et personnelle n' est faisable qu'avec l'acharnement de l'équipe du refuge dont nous seront à jamais reconnaissant.
Mais pour que cela fonctionne il faut des moyens financiers :
Le refuge est une structure associative mais comme tous, elle a besoin de fonds pour fonctionner. Elle se bat chaque jour pour obtenir la moindre subvention qui devient de moins en moins accessible compte tenu de l'économie actuelle et dont les jeunes risquent d'en pâtir sur le long terme car le rejet des jeunes homos ne risque pas de disparaître du jour au lendemain.

Mais, Madame la Ministre du logement, ce dont nous avons besoin et ce dont le refuge a le plus besoin c'est la pérennisation des ses structures et des ses logements et que sont parc d'accueil double de volume au regard du nombre de demande d'urgence faite par des jeunes homos en grande précarité physique, psychique, qui tapent aux portes du refuge hurlant au secours mais qui ne peuvent être accueillis vue la saturation de ses structures."
En attendant que je trouve le temps de commettre un article d'opinion, ou de tenter de faire pleurer dans les chaumières en racontant ma courte histoire à ce sujet, ils auront au moins ma modeste contribution : http://www.le-refuge.org/

vendredi 1 novembre 2013

INTEMPORELLE INTIME

Je suis allé pour la énième fois voir son spectacle. Je dois avouer que je suis de cette génération-là, des fondus de la légère, tourmentée et profonde MF.
Pour moi qui ne suis jamais fan que de masculins blonds velus et soyeux, c'est un choc de contempler les trois dernières décennies dans le corps joliment maintenu de la diva crépusculaire.
Comment se fait-il que je sois touché, dans cette salle métallique aux sièges en cuvette de plastique?
C'est que l'athlète a changé. Certes la larme adéquate perle toujours sous les paroles mélancoliques au bon moment, et les petits cris spontanés rythment encore les mélodies envoûtantes de Laurent B. et des autres. 
Mais certaines envolées décomplexées au-dessus ou en-dessous de la note juste, témoignent du fait que la perfection strassée cède à une proximité et une liberté nouvelles. Durant le show elle susurre ses interrogations à propos de cette tournée qui prendra fin, quel vide y aura t-il après? 
Elle ricane, complice, de la technique qui est ce qu'elle est.

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 Les costumes sont merveilleux, je crois qu'on peut les voir chez Matoo. Les danseurs sont parfaits, le décor impressionnant, mais les numéros sont plus doux, les fondus au noir présents et les instants d'intimité multipliés. 
La voilà plus proche et plus humaine des cinq mille personnes qui chantent et bougent, remplissent des ballons blancs et bleus puis les font éclater dans une pétarade de kermesse. La preuve, elle glisse sur des bulles de savon, se rattrape de justesse, un danseur dérape et ça la fait rire et nous avec.
Je ne cite pas son nom de scène car il existe des hordes de passionnés, qui dormaient déjà sous des tentes devant le zénith à une heure où je ne pensais pas encore à elle : je ne veux pas les déranger.
Je suis un piètre fan, mais un heureux spectateur qui se réjouit de mûrir et d'évoluer dans l'ombre lointaine d'une star dont le talent rajeunit.

samedi 22 juin 2013

FIER DE MARCHER

Le temps des Prides est revenu. Avec une mention spéciale cette année, puisque la France a franchi un grand pas en autorisant les gays à convoler en justes noces comme n'importe quels autres citoyens.
Il faut créditer François Hollande du courage d'être allé jusqu'au bout, malgré une opposition des anti-mariage pour tous agressifs et orduriers. Il est difficile de ne pas conserver de la rancœur envers ces gens dont l'unique but est de nous empêcher de vivre notre vie comme tout le monde. Naître gay ne sera pas dans l'avenir anodin, mais à partir de 2013 ce sera un peu plus facile à supporter.

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Fier de marcher Gay pride Angers 22 juin 2013
S'il est impossible d'oublier la haine qui s'est manifestée, cela ne doit pas nous empêcher de nous réjouir d'une avancée voulue par la majorité de nos concitoyens. Être vindicatif envers les antis n'est pas utile, nous ne sommes plus sur la défensive mais soutenus par le reste de la population, nous devons seulement être vigilants en ce qui concerne l'homophobie, puisqu'elle se radicalise en s'étiolant.
Les marches qui ont déjà eu lieu cette année ont permis à de jeunes mariés de s'exprimer, à de futurs d'annoncer leur union officielle pour bientôt.
A ce jour, il reste les principales, Paris le 29 juin, Le mans et Nice les 6 et 13 juillet, et l'Europride le 20 juillet à Marseille. 

J'espère en faire encore une ou deux, et si l'on pouvait avoir un peu de soleil, ce ne serait pas de refus...

mardi 23 avril 2013

MERCI

C'est une belle journée que celle qui voit se terminer les discriminations dont les gays de ce pays ont souffert depuis si longtemps. Sur le plan juridique tout au moins. 
Il faut remercier la représentation nationale et chacun des députés et sénateurs qui ont œuvré avec un certain courage et constance pour le vote final qui vient d'avoir lieu. Les gays des deux sexes rejoignent enfin le reste de la communauté des citoyens dans leurs droits et devoirs fondamentaux. 
Merci aussi aux rares médias qui ont refusé de donner à une minorité violente et raciste une place qu'elle ne méritait pas, et qui ne sont pas tombés dans les pièges propagandistes qu'elle leur tendait. Je pense principalement à Tetu et Libération. Merci quand même aux autres qui auraient pu passer sous silence ce débat, ce qui aurait sans doute été le pire. 
On doit être reconnaissant à plus de la moitié de la population française qui par des sondages favorables a soutenu la détermination de ceux qui décident de notre sort. 
Merci infiniment à ce président décrié mais tenace qui n'a pas cédé le symbole de l'adoption davantage que la totalité de ce projet de mariage pour tous aux mâchoires des homophobes de tous poils. François Hollande parachève l'oeuvre que l'autre François, Mitterand, avait débuté en dépénalisant l'homosexualité il y a 31 ans. Sans lui rien ne serait arrivé à terme, et il restera dans l'histoire sociale. Je lui souhaite de redresser  sa popularité à la hauteur de mon estime dans les mois et les années à venir. 
Mais d'expérience on peut dire que les sondages et l'impopularité passent, alors que les actions comme celle-ci restent.
Merci enfin aux nombreux gays et hétéros qui ne se sentaient pas concernés par ce désir de pouvoir se marier, voire qui le méprisaient, mais qui ont néanmoins soutenu ce projet par principe. Nous désirions cette égalité car elle est symbolique de la place des  hommes qui aiment les hommes et des femmes qui aiment les femmes dans la société française. 
Merci enfin à tous les homosexuels des deux sexes, talentueux ou obscurs, qui ont souffert et parfois donné leur vie pour faire exister socialement cette orientation à laquelle on ne peut rien, et dont j'ai connu quelques représentants.
Et pour la première fois depuis mes 17, 12, 5 ans, je ne me sens plus différent, dans le sens de rejeté et de sous-citoyen, alors MERCI.
Maintenant je vous laisse, j'ai un petit rassemblement de joie à honorer en place de Mairie, on va se laisser aller un peu, avant les prides de juin et juillet.

mercredi 10 avril 2013

YESSSSSSSSSSSS

Cette nuit, le sénat a adopté le premier article de la loi ouvrant aux gays le mariage républicain. C'est une bonne surprise. 
Une encore meilleure est que le vote s'est fait sans modification du texte adopté en première lecture à l'assemblée. C'est de très bon augure pour la suite : Si le reste du projet de loi est approuvé de la même manière, la loi sera adoptée directement. Il ne sera pas nécessaire de repasser par l'Assemblée Nationale, et l'essentiel de ce débat douloureux sera derrière nous. Les Anti ne pourront plus opposer qu'un combat d'arrière-garde, voué à l'enlisement comme celui sur le pacs. 
Les premiers mariages entre personnes de même sexe auront lieu dès la fin de la procédure, sauf surprise de dernière minute. Mais je ne vois pas le gouvernement et le Président de la République qui ont porté avec un certain courage ce texte en ralentir la promulgation, ou les décrets d'application. 
Enfin les gays vont être les égaux devant la loi des citoyens ordinaires.
 Au regard des débats et des insultes homophobes qui ont fusé, il est clair que l'intégration des gays dans la société continuera d'être une lutte. Je pense en particulier aux enfants et aux jeunes, ainsi qu'aux personnes agées, confrontés à des parents, une école, ou une maison de retraite homophobes. 
Mais le vote de cette nuit est un message d'optimisme et de tolérance qui nous est adressé par les plus hauts représentants de la nation. 
Et que l'on ait l'intention de se marier, ou non (ce qui est mon cas, pour l'instant au moins), il y a matière à se réjouir.

mercredi 13 février 2013

EGALITE

Le projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples de même genre avec ou sans enfants a donc été adopté en première lecture. On peut dire que la première marche vers l'égalité a été franchie. Ce ne sera vraiment gagné que lors de l'adoption définitive si d'ici là aucun amendement ne vient obérer la portée du texte. 
La bataille a jusqu'à présent été anormalement rude (plus que dans d'autres pays). Les opposants sont organisés, davantage que les partisans, et la presse n'a pas trop favorisé l'égalité. 
La couverture des deux chaînes d'infos continues de la manif des antis, avec duplex et exagérations, a été étonnante : on savait par eux une semaine avant, qu'un évènement grandiose se déroulerait, et que les deux chaînes le couvriraient largement. le vocabulaire, volontairement tendancieux, de "manif pour tous", a été repris sans recul. 
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Orléans 
Certes les manifs "pro" n'ont groupé qu'environ la moitié de participants des manifs "contre", si l'on ne cumule pas les chiffres des deux dernières et celles de province. Mais on aurait dit, à en croire les médias, que la loi était votée dans la rue, par les seuls manifestants. Les mots ont leur importance, et les journaux n'ont pas choisi les plus favorables. Les termes de mariage homosexuel, mariage gay, ont été choisis par la majorité des médias, qui ont ainsi refusé le terme de "mariage pour tous", pourtant mieux adapté, puisqu'il s'agit de l'ouverture du mariage habituel aux couples de même genre, à tous donc. A l'exception de Libération. 
Les débats ont été grossiers, parfois orduriers, par confusion volontaire plus que par manque d'information. On sait ainsi que même si ce texte fait avancer l'intégration des gays dans la société, il restera beaucoup à faire, dans les cours d'école, les entreprises ou les religions. 

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Paris
On retiendra la pugnacité, la culture et la brillance de Christine Taubira, qui s'est révélée à la hauteur du sujet. Qu'elle ait su tenir un discours digne et cohérent pendant ce nombre d'heures incalculable est remarquable. On peut en effet la comparer au Robert Badinter des années 1980, c'est dire. Avec l'ouverture du mariage, l'homophobie est une maladie qui va reculer dans ce pays, grâce à François Hollande et tous ceux qui soutiennent ce projet. Si tout continue bien.

vendredi 30 novembre 2012

LES INVISIBLES

Je n'avais pas envie d'aller voir des invisibles. Les invisibles me fatiguent. Non qu'ils soient toxiques ou agressifs, mais les invisibles sont impalpables, indétectables, incertains, incongrus, et pour tout dire ils me sont indifférents.
Je n'ai jamais été invisible, primo parce que mon mètre quatre-vingt-huit est assez peu discret, et deuzio car plus on est transparent moins on est soi-même.
Mais de quoi parle t-on, dans ce long-métrage de 2012? 
On parle de ces gens, ces hommes et ces femmes qui sont nés différents dans un pays qui ne voulait pas voir de différences. Ils sont nés, ou sont devenus gays bien avant la dépénalisation de la gaytitude en 1981. 
Sébastien Lifshitz en a interviewés plusieurs chez eux ou tout près, pour garder l'intimité.
Comme dans ses films de fiction, sa caméra est ici discrète et complice. Je n'ai pas retenu les innombrables bons mots, les formules-choc et les aveux sensibles qui émaillent les dialogues. Mais la vie vécue par ces septuagénaires et octogénaires mérite toute notre attention et interpelle bien au delà du générique de fin. 

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Plus qu'un documentaire, ce film est le témoignage subjectif d'une génération d'homos des deux sexes qui ont tenté de s'épanouir, se battre ou aimer dans une époque qui ne les aimait pas. Ils nous embarquent dans leurs histoires d'amour, leurs manifs idéalistes, leurs erreurs et leurs convictions aléatoires. 
Ils ont été jeunes, beaux ou pas, cultivés ou modestes, et ont rencontré d'incroyables obstacles ou pertes sur leur chemin.
Ils n'en conservent guère de rancœur et portent sur les jeunes d'aujourd'hui un regard protecteur et lucide. 
Bien que certains aient été médiatisés, ils ne sont pas célèbres. Pourtant franchement je serais heureux d'en rencontrer pour leur demander un autographe, tant on est content de les avoir connus, le temps de la projection.
Il y en a de touchants, ou intéressants, et pas du tout invisibles.

vendredi 2 novembre 2012

POLITIQUE POLITICIENNE

Notre président a déclaré : "Exercer le pouvoir, aujourd'hui, c'est très dur. Il n'y a plus aucune  indulgence, aucun respect. Mais je le savais..."
Cette manière dont les médias traitent les dirigeants français n'est pas nouvelle. Elle date de la fin des années 70, lorsque Giscard puis Mitterand ont libéralisé la presse, avec entre autres la création des radios libres.
François Mitterand puis Jacques Chirac avaient compris qu'il n'existe qu'une seule façon de se protéger: laisser le premier ministre se mettre en avant, et rester au-dessus de la mêlée. Le président français doit se limiter officiellement à la politique étrangère, et changer de premier ministre lorsque les sondages deviennent trop désastreux, ou en raison d'élections.
Depuis quelques années et l'avènement d'internet, il s'y ajoute l'obligation d'un service de communication à l'américaine, et non à la Jospin.
Bon, c'était le prétexte pour dire que je suis vivant et que si je suis sévèrement débordé depuis la rentrée, je n'ai pas l'intention d'abandonner complètement ce blog. Mais quand j'aurai sorti la tête de l'eau il y aura du changement. Changement de plateforme, recentrage de mes posts avec moins de billets pour plus d'unité, utilisation de mon vrai prénom.
Je ferme les commentaires de ce billet, je pense à vous mais je n'aurais même pas le temps de les lire.

mercredi 12 septembre 2012

OCCASION HISTORIQUE : mariage pour tous

Soyons clair : J'ai toujours été contre le mariage gay, ou homosexuel. Car approuver un mariage gay, ce serait encore créer un nouveau ghetto. Sous couvert de donner des droits supplémentaires aux gays, on créerait une fois de plus une catégorie de sous-mariages qui leur serait destinée. 
La seule mesure qui soit égalitaire est l'ouverture du mariage, de l'adoption, et de tout autre droit actuellement réservé au couple constitué d'un homme et d'une femme, aux gays. On ne parle pas seulement de faciliter la vie des enfants ou conjoints des homosexuels, mais de déclarer à l'ensemble des gays qu'ils ne sont pas (plus) des sous-citoyens. 
Tant qu'il restera dans le droit français un article qui discrimine les couples formés de deux hommes ou de deux femmes, ou l'orientation sexuelle, le droit français sera homophobe. Et cela que ce soit au regard du mariage, des successions, de l'adoption, de la parentalité, de la procréation médicalement assistée, ou de tout autre sujet. 
Si l'on reconnait enfin, comme c'est le cas scientifiquement, que la parentalité des gays, comme la reconnaissance de leurs couples, ne nuisent ni aux enfants ni à la société civile, il faut clamer que les hommes et femmes orientés vers leur propre genre sont les égaux des autres. Il n'est pas question de contraindre qui que ce soit à se marier s'il ne le souhaite pas, ni d'obliger les confessions à pratiquer des mariages religieux entre personnes de même genre. Il n'y a non plus aucune attaque envers les institutions dites traditionnelles. Il s'agit juste de dire aux homosexuels qu'ils ont tous les droits des autres citoyens, et tous leurs devoirs; dans la constitution, la loi, les ordonnances, règlements, circulaires, décrets, arrêtés et toute autre règle officielle.
Toute limitation quelle qu'elle soit, ou création d'un statut particulier, serait un message qui voudrait dire que les gays sont tolérés, mais toujours pas de véritables citoyens de ce pays. La France a l'occasion historique, en 2013, de dire aux gay(e)s qu'ils sont sans réserve des composantes comme les autres de la société. J'espère qu'elle ne trébuchera pas sur quelque mesquinerie, et que nos dignes édiles ne se laisseront pas impressionner par les vociférations haineuses des sectaires et autres refoulés.

vendredi 24 août 2012

DELARUE, un type bien

J'ai appris ce matin que Jean-luc Delarue était mort.
En présentant dans les années 1990-2000 des témoignages de personnes impliquées dans des situations de coming-out, ou d'autres histoires en rapport avec l'homosexualité, il avait médiatisé et banalisé les modes de vie des gays.
Il démontrait généralement une écoute sans jugements qui permettait d'informer sur des sujets intimes et des vécus très personnels.

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 Delarue dans ça se discute
 Il a été l'un des premiers à évoquer l'homoparentalité et son rapport à la société dans des émissions très grand public. 
La vie des couples gays avait été également intégrée dans des débats dont ce n'était pas le thème, contribuant là aussi à en normaliser la perception. 
Resituée dans son époque, sa contribution a été utile.

jeudi 23 août 2012

ITINERAIRE D'UN CATHOLIQUE GAY

Lorsque j'ai su ce qu'étaient mes attirances, j'ai déclenché un conflit extrêmement violent dans mes convictions. Le conflit que doivent sans doute vivre tous les très jeunes catholiques convaincus qui se découvrent homosexuels. 
J'avais suivi en effet un cursus des plus traditionalistes : catéchisme, enfant de chœur, communions, retraites, collège jésuite. J'ai même vécu des expériences mystiques propres à ancrer solidement la croyance religieuse chez un enfant. Aucun doute n'existait dans mon esprit, ma croyance était parfaitement cohérente, Jésus me montrait la voie. 
On peut donc imaginer ma confusion lorsque je me vis lorgner sur le torse avantageux de mes congénères du même genre. Vade Retro Satanas devint mon credo quotidien. Fallait-il me flageller à l'aide de cordes à nœuds ou porter contre ma peau un cilice pour me rappeler sans cesse à la vraie foi? Si j'en avais été persuadé, je l'aurais fait sans états d'âme. 
Pourtant les jésuites, hormis une foi inébranlable, m'avaient doté d'un esprit logique. A la recherche de certitude, je me basai sur les deux évidences que je vivais douloureusement. Je mis très longtemps à reconnaître la première, mais elle était incontestable. 
D'une part ma nature était naturelle, aussi ancienne que ma mémoire, et je ne l'avais pas choisie, mais combattue avec véhémence. 
D'autre part, Jésus était mon guide, et Il ne saurait faillir. 

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Itinéraire catholique : baptême d'un enfant à l'orientation sexuelle inconnue (Domaine public)
Je savais depuis longtemps que les hommes, fussent-il prêtres, évêques ou même pape, avaient leurs limites. Je l'avais admis tranquillement sans que cela n'ébranle vraiment mon écoute attentive de leurs dogmes. On m'affirmait que l'on était dans un péché grave lorsqu'on pratiquait l'homosexualité et je le crus un moment. 
Mais comment accepter que le même acte était une abomination lorsqu’on était naturellement homosexuel, alors qu'il était béni de Dieu lorsqu'on était naturellement hétérosexuel? 
Certes des épreuves pouvaient nous être infligées, qui testaient notre foi. Cela aurait été vrai si j'avais eu des pulsions sadiques ou meurtrières. Mais ce raisonnement ne résistait pas à l'analyse dans le cas de l'homosexualité.  
Je me replongeai dans ce qui n'avait jamais été pris en faute, l’Évangile, pour établir ma conviction. J'y retrouvai la paix, car les Évangiles n'hésitaient pas à contredire les décrets de l’Église, comme ceux de la Bible. Jésus défendait la prostituée, et rejetait les marchands du temple. Plutôt qu'un sanglant œil-pour-œil, il  tendait l'autre joue, ou bien cherchait à comprendre (lors du procès par exemple). Il se démarquait nettement d'un grand nombre de principes de l'ancien testament, et rendait donc caduque toute référence au Lévitique comme à d'autres passages du Livre ancestral. Mais surtout je n'y trouvai rien qui condamnât l'homosexualité. Jésus était entouré d'hommes et de peu de femmes, ce qui aurait pu donner l'occasion à des mises au point sur le sujet. Mais il n'y en avait aucune. On pouvait mettre au crédit de l'histoire tumultueuse de l’Église catholique de n'avoir pas réécrit les Évangiles pour les plier aux diktats officiels. Il y avait même une tendresse particulière de Jésus envers un disciple, qui était un hymne à l'amitié et l'indulgence envers un homme sensible. Les Évangiles parlaient d'amour et non d'anathème, sauf à la rigueur contre les riches ou puissants qui abusent de leurs pouvoirs.
 A force de relire en solitaire ces pages, l'idée d'un Jésus généreux, fort et tolérant, s'imposa. Je relevai aussi à nouveau combien le comportement de certaines personnes de la hiérarchie catholique était peu chrétien, et contradictoire. Comment des pêcheurs invétérés pouvaient-ils être crédibles en condamnant ma nature? 
Je pris de la distance avec ma pratique catholique et ne fréquentai plus les églises qu'en solitaire, pour un contact sans intermédiaire. Par la suite je compris que le message de Jésus imprégnait aussi d'autres religions du monde, et que même certains athées par leurs comportements démontraient sans le savoir Sa Parole. 
Les gays avaient en conséquence le même droit de vivre leur vie ou leurs amours terrestres que les autres, et les mêmes devoirs de vie chrétienne. Les contraindre à la marginalité était contraire à l'esprit des évangiles. Si quelques-uns dans la hiérarchie catholique s'opposaient à cela, on ne pouvait que prier pour qu'ils sortent de leur erreur.
Cette période de questionnements et de réflexion se conclut lorsque je participai à ma première manifestation en faveur de l'égalité des droits des homosexuels, qui fut aussi l'une des premières tout court en France. J'avais dix-neuf ans et je pus également me donner entièrement à ma première complète relation avec un adulte du même genre que moi.
 

mardi 26 juin 2012

POLITICO-DIFFERENTS

Ça n'a pas d'importance dans un couple d'être politico-différents.
 En temps ordinaire on a du mal à avoir une discussion sur des sujets politiques. Toutes les opinions que l'on peut avoir, depuis la gestion des espaces verts du village jusqu'à la mondialisation, sont teintées par nos convictions. Une relative tension est donc permanente. 
Elle est palpable sur les  thèmes qui nous touchent de près, lorsque l'un trouve les interdits du mariage et de l'adoption bien arrangeants alors que l'autre a toujours présent son désir d'enfants. 
La vie devient évidemment plus compliquée en période électorale. Après 1995, le choc de 2002, et 2007, il était possible de s'habituer à être un résistant passif. En revanche 2012 aura été plus frustrant. Du fait de ne pas pouvoir partager ses espoirs, ses convictions et sa satisfaction avec son conjoint. Il est difficile de comprendre que quelqu'un qu'on aime ne souhaite pas l'égalité.
 Il est curieux de voir que l'on ne partage pas le même besoin de fraternité, de progrès social, dans son quotidien. 
Il ne faut pas trop rêver à propos des marges de manœuvre du nouveau gouvernement et pour ceux qui ont misé sur l'épargne le pire est peut-être à venir. Néanmoins on peut espérer plus d'intégration, plus d'enthousiasme et une ambiance moins lourde. 
Les premiers signes sont encourageants, l'état de grâce comme les illusions des français semblent modérés. Tant mieux car il y a du boulot. 
Ce matin il s'est blotti contre moi, on entendait le vent et un petit crachin dehors, je sais que malgré le gris les rosiers sont magnifiques. Il y avait un oiseau chanteur sur le rebord de la fenêtre et dans ses bras j'ai envie de la journée qui m'attend.
Non, c'est sans importance de jouer un éternel deuxième tour dans le couple. L'essentiel est ailleurs.

mardi 15 mai 2012

JE REGARDERAI

Ce soir, sur France 4, je regarderai à 22h35 un documentaire consacré au quotidien de deux couples lesbiens et deux couples gays.
D'abord j'aime le titre : 'Homo et alors?".
La première fois que j'ai sorti cette phrase, je montais à dix neuf ans avec mon amoureux les marches de Montmartre et nous venions de nous prendre des insultes homophobes. Il y avait beaucoup de monde, et, jeune oie blanche que j'étais, je n'imaginais pas que cette courte phrase m'accompagnerait toute ma vie. Je croyais que ma main ne tenait la sienne qu'en toute innocence et en totale banalité. Hélas aujourd'hui encore il n'est pas juste banal d'exposer chaque jour dans mon voisinage, au travail et dans mes relations personnelles ce mode de vie. Les gens qui me rencontrent sont habitués mais c'est un effort perpétuellement renouvelé.
Peut-être bientôt le droit nous considérera t-il en tant que citoyens comme les autres. Peut-être plus tard la société civile nous intégrera t-elle comme des habitants de la planète à peine différents de la moyenne, avec indifférence.
Mais en attendant, j'aime l'idée de présenter des filles jeunes et amoureuses, deux hommes qui sont pères, deux autres qui ont déjà fait une répétition de leur mariage, ou deux femmes plusieurs fois mères. J'apprécie que l'on montre des couples de même genre dans leur diversité, leurs difficultés et leurs bonheurs quotidiens. 
Bien sûr, je n'occulte pas la réalité de nombreux gays faite de rencontres plus précaires et d'amitiés essentielles. Je n'impose pas à ceux qui ne le souhaitent pas, de faire l'étalage de leur vie sentimentale.
Mais la vie de couple est nécessaire à mon équilibre et je serai heureux d'en voir d'autres sur l'écran, pour une fois.
Rien que des tranches de vie sincères et communes, courantes, actuelles, habituelles, coutumières, normales, quotidiennes, simples, usuelles, moyennes, classiques ou triviales.
Car la seule bonne réponse à la question est "et alors RIEN".  
Un jour peut-être...

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Ajout du mardi 15 : 
L'émission ne m'a pas déçu. A travers les témoignages, on rencontre les difficultés et les joies habituelles des couples avec ou sans enfants. On mesure aussi les problèmes rencontrés dans les différentes situations en raison du statut encore discriminatoire des citoyens gays et lesbiennes dans ce pays. Mais il y a un espoir d'amélioration de ce coté.

mercredi 9 mai 2012

GRIVOISERIE DE PRINTEMPS

Au clair de la lune,
mon ami Pierrot, j'ai une envie
prête moi ta lume, la flamme de ton corps,
pour écrire un mot dans le grand roman de la sensualité.
Ma chandelle est morte, c'est tout flagada
Je n'ai plus de feu ni d’énergie pour le plaisir solitaire.
Ouvre-moi ta porte
pour l'amour de Dieu ! et d'une bonne séance à deux.
Au clair de la lune
Pierrot répondit :
Je n'ai pas de lume pour toi, je n'aime que les femmes,
Je suis dans mon lit et que ça ne te donne pas des idées.
Va chez la voisine ils sont très ouverts



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Grivoiserie de printemps domaine public 
 Je crois qu'elle y est
car dans la cuisine
on bat le briquet et pas que celui de son mari...
Au clair de la lune
l'aimable Lubin,
frappe chez la brune.
Elle répond soudain :
Qui frappe de la sorte ?
Il dit à son tour :
Ouvrez votre porte
pour le Dieu d'amour et de la chair!
Au clair de la lune
on n'y voit qu'un peu, juste comme il faut.
On chercha la lume qui réchauffe les ardeurs,
on chercha du feu de la passion.
En cherchant d'la sorte
je n'sais c'qu'on trouva (je m'en doute une peu)
Mais je sais que la porte
sur eux se ferma
et sur une chanson polissonne...      

lundi 7 mai 2012

FRANCE DE 2017

Nous avons donc le 24ème président de la République Française. Ni mieux ni moins bien élu que François Mitterrand, François Hollande porte l'espoir de la moitié des français, plus un petit pourcentage. 
On attend de lui qu'il rétablisse de la justice sociale, car l'écart entre les riches et les autres s'est sévèrement aggravé. On espère qu'il saura impulser à l'Europe, dont la France sera probablement le plus grand pays vers 2050, un élan de fédéralisme qui lui manque cruellement. 
On voudrait qu'il redonne à l'éducation de nos enfants et nos jeunes la brillance et l'égalité des chances. On aimerait qu'il réclame au reste du monde plus d'humanité et de morale financière. On veut supposer qu'il aidera notre pays à secouer ses rigidités pour nous rendre plus performants et plus adaptés, relançant ainsi notre croissance et nos emplois. 
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France de 2017 Michel-Ange 
Mais pour ma part mon espoir principal c'est l'amélioration de l'ambiance. 
Les opinions politiques sont exacerbées, il devient impossible de discuter calmement. J'ai toujours eu l'impression que l'opinion allait dans le bon sens, vers plus de tolérance et d'intégration. Or depuis les années 2000, mon baromètre interne s'est inversé. 
Je ne crains pas la montée du cynisme, mais celle de la haine. 
Un homme, même investi des immenses pouvoirs de la 5ème république, peut-il porter la fraternité ? Je veux le croire, pour me sentir plus à l'aise dans la France de 2017 que dans celle de 2012.

lundi 2 avril 2012

BEUVERIE ET ABANDON D'ENFANT

Un soir où elle était légèrement ivre, j'avais treize ans, ma mère m'a raconté l'histoire suivante:

"Quand tu étais bébé tu avais un caractère très simple. On savait toujours ce dont tu avais besoin, tu passais des petits cris de désir aux gazouillis et sourires lorsque tes envies étaient satisfaites. C'était pratique et agréable. Puis sans raison tu t'es mis à environ un an et demie à dire non sans arrêt et à te mettre en colère à tout bout de champ. On a essayé de te cajoler, t'intimider, te punir, rien n'y faisait. Tu étais devenu sévèrement capricieux et nous exaspérés.
Ce jour-là, nous devions aller chercher ta sœur en voiture et il fallut s'arrêter prendre de l'essence.  
La petite station était tenue par un homme du même âge que nous, trente-cinq ans environ. Après s'être servi, on s'est dirigé vers sa boutique, t'emmenant avec nous pour éviter une nouvelle crise. Bien entendu on a parlé de ton caractère. Conversation d'autant plus longue que ton père avait oublié son portefeuille et moi mon sac, on était gênés pour le paiement.

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Beuverie et abandon d'enfant domaine public
  Mais cet homme nous a avoué que ne pouvant avoir d'enfants avec sa femme, il aurait tout donné pour entendre des hurlements pareils chez lui. Qu'à cela ne tienne, on lui a offert de t'adopter. On lui a même dit que ce n'était pas pour payer l'essence.
C'était curieux parce que d'abord il a rigolé, mais après il est devenu très sérieux.
Il nous a fait tout un discours sur l'éducation des enfants, l'importance de leur permettre de vivre leur vie. C'est incroyable mais ça nous a influencé pendant des mois.
Il nous a même promis qu'après cela tu redeviendrais aimable et répondrais aux espoirs que l'on avait mis en toi."

Je crois qu'il y a une chose qui justifie notre existence, c'est l'influence que nous pouvons avoir, volontairement ou non, sur la vie d'autres êtres. Je peux dire ce que j'ai gagné grâce à cet inconnu persuasif : Deux ans de tranquillité.
Celui-là, je regrette qu'on ne l'ait pas revu tous les deux ans.
Évidemment, il est un peu dommage que j'aie si peu tenu ses promesses, mais après tout les promesses n'engagent que ceux qui les comprennent...

vendredi 30 mars 2012

DES SOUS ET DU SENTIMENT

Le Sidaction a besoin de nous toute l'année, et en particulier maintenant.

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En 2011, quatre vingt dix neuf jeunes chercheurs ont été financés pour un montant de près de trois millions d'Euros. Plus de Trente cinq mille personnes ont accès aux traitements grâce aux structures de santé soutenues par Sidaction. Quatorze programmes d'hébergement ont été financés en France.
Alors on clique, on donne des sous tout de suite sans attendre, et on a le sentiment d'avoir agi dans la mesure de nos moyens pour aider à contrer cette épidémie.
Sidaction c'est ici.